Cuba

Après avoir fait le tour de la péninsule Maya, nous sommes arrivés au bout du Mexique. Pourquoi ne pas aller plus loin? Nous prenons donc la direction de Cuba pour 38 jours sans programme établi, comme à notre habitude. Allez, on empaquète notre barda pour le pays du Che. En avant!

Yo soy Cuba


Hola la compagnie!
Nous ne nous sommes pas perdus dans la campagne cubaine, ni noyés dans un Havana Club, ou Habana Cloub prononcé à la cubaine. Ici, le temps s'est comme suspendu et les connexions internet se font rares et sont minutées. Après un mois à sillonner les routes cubaines, nous vous réservons de belles retrouvailles en photos dans les jours à venir. Nous prenons, très prochainement, un vol pour Athènes et nous comptons bien vous conter nos aventures dès que nous retrouverons une connexion correcte sur les terres du Vieux Continent. En attendant de découvrir la suite de notre voyage et ... une surprise de "taille", voici un avant goût en photos. Campagne cubaine et ses "routes", douceur de vivre, bivouacs, rencontres,  fraternité, nouvelles expériences... Hasta pronto! Ou comme on dit en grec θα σας δούμε σύντομα!

Bienvenidos a Cuba


05 janvier 2018 - Nous partons pour Cuba enthousiastes et un peu fatigués par le lever très matinal. La navette que nous avions réservée arrive contre toute attente à l'heure et nous débarquons plus que sereins à l'aéroport. Nous avons nos 3 heures d'avance. Et bien non, la compagnie a encore fait du zèle sans prévenir. Cette fois-ci, le vol n'est pas reculé mais avancé de plus de 40 minutes. Un petit coup de stress, rien de bien méchant. Nous sommes maintenant habitués aux surprises mexicaines. Arrivés au comptoir, voilà que les hôtes nous demandent de payer un extra-bagage conséquent alors qu'il n'a pas lieu d'être! Nous essayons de comprendre, de trouver un arrangement, sans aucune conviction puisque nous savons que nous finirons par payer ce fichu extra-bagage pour embarquer. Accepter, simplement accepter sans rien dire et avancer, voilà ce que nous a appris le Mexique. Chose faite, notre budget Cuba commence déjà par être bien entamé en une fraction de seconde. Ouille ouille ouille, ça fait mal! Si vous hésitiez à prendre Cubana Airlines pour partir en voyage, fuyez, courez à grands pas! "Pars, cours, vole et nous venge" 🤑 Nous finissons par embarquer avec quasiment une heure de retard. Rmrmrm, on ne dira rien... Le décollage assuré, nous savourons les champs de nuage à perte de vue et arrivons au dessus des terres cubaines. Au premier coup d'oeil, Cuba paraît être une île agricole sans végétation dense de type jungle qui nous avait fait écarquiller nos petits yeux vagabonds en arrivant au dessus des terres de la péninsule Maya. Atterrissage. Une heure et demi d'attente pour récupérer nos bagages, soit un peu plus long que notre vol. L'attente nous met dans l'ambiance cubaine. Nous avions appris à attendre au Mexique mais là, nous passons un cran au dessus. Nous observons le jeu des douaniers et des passagers du vol qui récupèrent tout type de biens, denrées alimentaires, pneus de voitures, micro-ondes, télévisions, condensateurs à chaleur, peluches, jouets pour enfants... L'embargo sur Cuba est encore présent. Les cubains nous apprendront que beaucoup de biens transitent par le Mexique, le Nicaragua ou le Guatemala pour déjouer les règles de l'embargo. Ça me rappelle l'histoire des faux-billets pour rentrer aux US. Ce petit manège terminé, nous récupérons nous aussi nos cartons et retrouvons Tania et Eddy, nos hôtes, qui nous accueillent avec un grand sourire. Une heure et demi d'attente, rien de grave! Ici, c'est normal. C'est même peu, nous lance Tania avec son sourire communicatif. Cuba annonce la couleur, attendre.

La Havane, 1er round


Du 05 au 09 janvier 2018 - La Havane et ses anciennes voitures. Nous venons de faire un bond dans le temps. Nos sens sont en éveil. Une odeur nauséabonde de carburant dans l'air, un plaisir visuel entre vieilles voitures et maisons coloniales qui tombent en ruine, des moteurs qui pétaradent et toucher des vieilles carrosseries, comme si nous n'en croyons pas nos yeux, ni nos oreilles. Si, si, elles sont bien présentes, on ne peut pas les rater. Oh, une lada! Oh, la peugeot de Cheche. Les visages changent et nous témoignent de la richesse et de la diversité ethnique qu'a connu Cuba, espagnols, africains, mexicains, chinois... Nous croisons une belle mixité de peau. Et ce n'est pas John Lennon qui vous dira le contraire 😉 Imagine!

Top départ, direction l'Ouest


Du 10 au 11 janvier 2018 - Une petite connexion wifi avant de partir en route. Oui, ici, les connexions ne sont pas toujours faciles à se fournir et sont minutées. On vous expliquera. En route vers l'Ouest en mode allégé pour Juliette. Lucien ira faire un tour de Cuba en carriole avec sa soeur pour faire des vacances à la jambe de Juliette toujours un peu douloureuse malgré 3 jours d'immobilisation complète forcée. C'est Nico qui va être content 😂 c'est qu'ils commencent à être lourds les 2 petits monstres ensemble! Un bon 30 kgs à eux deux + 18 kgs de carriole = 48 kilos, à cela s'ajoutent les sacoches et les litres d'eau d'autonomie car à Cuba, l'eau est précieuse. Nico transporte un poids de 75-80 kilos. Retour à nos débuts où nous étions encore plus chargé, nos instants où nous étions novices dans le voyage à vélo et vraiment trop trop lourds!! Ce qui nous a d'ailleurs valu le surnom "la famille Vainquilos" 🤣 par les cyclomigrateurs. Explication sur leur page après le titre "Derby" (fin de la page) où nous nous sommes rencontrés puis quelques récits des moments partagés. Ils sont vaches, drôles et bretons comme nous! On les adore 😉

Après une sortie de La Havane finalement easy, contrairement à ce qu'on nous avait annoncé, nous rencontrons Bruno et Caroline, baroudeurs sac à dos québécois convertis en cyclovoyageurs. Ils sont arrivés en même temps sur l'île que nous et font un bout de chemin. Nos routes devraient se recroiser quoiqu'ils vont forcément plus vite que nous 😊 

Nous quittons l'agglomération de la Havane et commençons à deviner ce que Cuba a à nous offrir : des pistes à l'australienne, des calèches pour mode déplacement, des slogans à l'histoire et à la philosophie communistes, des modes de culture du temps de nos grands-parents, des reliefs plats et montagneux, des routes cahoteuses, des cailloux en guise de bitume. Ça promet de belles aventures!

Soroa


12 janvier 2018 - Ce matin, le temps ne semble pas avec nous. Une averse tropicale tombe tout au long de notre petit déjeuner pris dans la casa particulare de la veille, sorte de chambre d'hôtes à Cuba. Nous partons en direction de Las Terrazas puis Soroa, lieux conseillés par Tania. Le relief est pentu et la pluie s'invite par averses. Belle journée en perspective 😲. Nous retrouvons de belles côtes gaspésiennes. Ah ça change du relief peu significatif de la péninsule Maya! Allez, et si nous poussions un peu. Nous nous motivons avec le diction de Bob, rencontré par warmshowers à Truro au Canada, "you've got the climb, you've got the view". Et c'est le cas! Whoua, que la montagne est belle. 

Et c'est alors que sort un cubain en sautant du côté passager d'une vieille voiture bleu qui a presque plus de mal que nous à monter la pente. Avec beaucoup d'énergie, il nous aide spontanément à pousser la remorque des petits. C'est une première! D'habitude, les gens nous encouragent, nous lèvent un pouce en l'air par la fenêtre ou sourient compatissants en nous voyant pousser comme des ânes. Nous découvrons ce jour-là, l'entraide cubaine qui ne cessera de nous épâter et réjouir tout au long de notre séjour. Merci en tout cas pour ce beau coup de main! 

Arrivés en haut, pendant que Nico s'amuse à pousser le vélo de Juliette qui attend avec les enfants en haut, un homme en scooter s'arrête et propose à Juliette de nous descendre en scooter. Ils sont vraiment sympas ces cubains! 🤗 Juliette décline l'invitation car Nico ne serait peut-être pas content de se retaper la côte 2 fois sans la bonne humeur encourageante de sa femme. Nicolas arrivé, nous aimons remixer le dicton de Bob à notre façon, "you've got the climb, you've got the downhill". Et oui, après une montée, toujours une descente et celle-ci était carrément cool!! Whouou!! 

Nous profitons finalement de la cascade de Soroa quand la pluie s'en mêle une nouvelle fois! Nous chercherons une casa, trempés, sous une pluie battante. Même pas de douche chaude en récompense, il n'y a plus d'électricité dans la région. Coupure de courant forcé pour tout le monde. Tant pis, ça ne change pas trop du bivouac tente. 

Soroa et son jardin botanique


13 janvier 2018 - Avant de prendre la route, visite dans le parc botanique de Soroa.

Carreta centrale


Du 13 au 14 janvier 2018 - Un peu marre des casa particulare. Certes, les hôtes sont très sympathiques mais ce n'est pas notre truc d'être orientés ou se sentir obligés de dormir dans ces casas. Nous perdons notre liberté de voyager en tente et de pouvoir s'arrêter quand nous le souhaitons. Nous décidons de déjouer les codes et de revenir à nos amours, le bivouac. Pourquoi camper serait-t-il interdit? Nous nous arrêtons pour notre premier bivouac cubain et demandons aux habitants si nous pouvons mettre notre tente près du champ de canne à sucre. Bien entendu! 5 minutes après, Luicino et Ojita nous offrent 3 noix de coco fendus pour y boire le jus de coco et nous font déguster la canne à sucre. Ils nous proposent de nous donner de l'eau et de nous ouvrir l'accès à leur salle de bains. Le matin, ils nous offrent le thé citron miel dans leur salon. Merci Luicino et Ojita! Vous êtes adorables. 2ème essai bivouac. Nous demandons à une finca, coop agricole de pouvoir planter notre tente sur un champ près de l'entrée. Pas de souci, ils nous proposent même un abris pour y planter la tente. Ça va être difficile de mettre les sardines sur le sol bétonné et de faire tenir la tente non autoportante mais la tente entre 2 bancs ça devrait marcher. Plusieurs cubains viennent nous voir pour converser. On échange quelques rires même si nous comprenons un mot sur 5. Une bonne nuit se profile. On est quand même mieux ici dans notre cocon, sur nos matelas et dans nos duvets douillets qui ne sentent pas toujours la rose! 😀 Alors qui a dit que le camping à Cuba était interdit? Méfions-nous des on-dit, des fausses informations véhiculées sur le web ou des guides type routard. 

Vélo sur la route en direction de San Diego où des thermes nous inspirent sur la carte. Expérience balnéo unique dans des bâtiments surannés et plus que défraîchis avec une ambiance très soviétique. 

Pinar del Rio


15 janvier 2018 - Lever aux aurores pour Pinar del Rio. En effet, le gardien de la finca nous informe que le chef arrive pour 7h et ne savait pas s'il aurait accepté notre présence. Naturellement, nous lui proposons de partir avant son arrivée, comme ça, tout le monde est content! Nous partons au lever du jour après manger un "pan con jamon y queso" dans une cafétéria à l'entrée de la coop agricole. Nous pourrons profiter pleinement de la journée. A notre arrivée dans le chef lieu de cette province, Pinar del Rio, nous trouvons facilement une casa particulare. Un cubain nous guide vers l'une de ses amis. Ici, les casa particulare sont tellement fréquentes qu'il n'est pas la peine de réserver. Elles sont distinctives à repérer. Un symbole bleu ressemblant un yeux sur les façades ou portes d'entrée. Astucieux!

Première chose, une bonne douche chaude! Puis, déménagement dans la casa d'à côté car le propriétaire veut loger 5 touristes italiens dans sa casa et avec notre présence, impossible. Nous voilà en train de tout rebouger tout notre barda dans la casa voisine. Ah Cuba. Nous partons ensuite en quête de nourriture pour nous ravitailler et prévoir une autonomie de 5 à 6 jours environ. A la recherche de produits alimentaires. Sieste pour tout le monde puis farniente dans le parc du centre, toujours très animé dans les villages et villes cubaines. Nous conversons avec Ariel, cubain afro, "plus blanc que blanc" comme il aime se présenter. Il est guide et accompagne les touristes français sur les sites du coin. Nous parlons politique cubaine, des élections à venir, des droits plus ouverts permis à la population. La politique s'ouvre depuis quelques années. Les cubains, même ceux qui ne travaillent pas dans le tourisme, peuvent maintenant parler avec les touristes librement. Ils peuvent maintenant vendre leur maison. Ils ne croient pas au changement politique car il vaudrait de nouvelles têtes pour gouverner le pays. 

Que mange-t-on à Cuba?


Mais qu'est-ce-qu'ils transportent au juste dans leurs sacoches?! Et bien deux sacoches sont consacrées à notre cuisine et garde-manger. Surtout lorsque nous sommes en mode bivouac. Alors la nourriture c'est du poids mais nous préférons avoir 2-3 jours d'autonomie car on ne sait jamais ce qui peut se passer. Et dans notre organisation avec les enfants, faire les courses tous les jours, ça nous prend du temps. Et nous avons remarqué que plus on prend le temps pour faire les courses, plus on achète, donc plus c'est lourd dans les sacoches. Ici, la rareté des produits aidant pas ce souci de se surcharger. Nous prenons ce que l'on trouve. Donc côté épicerie, "supermarché", ça donne quelques boîtes de conserve. Dans les villages, nous trouvons des petits kiosques qui distribuent quelques produits. Il faut donc être imaginatif et parfois fermer les yeux sur certaines convictions alimentaire ou industrielle... Allez, y'a plus qu'à cuisiner! A table!

Sur la route, des cubains proposent des fruits et légumes pour quelques cup, une des 2 monnaies cubaines utilisées majoritairement dans les campagnes ou par les locaux. Une fois, nous avons acheté 1 kg de tomates pour seulement 20 centimes d'€ ! Nous avons acheté sur le bord des routes ou les gens nous ont offert spontanément des tomates, avocats, goyaves, papayes, ananas, bananes, anong, fruit suave délicieux ou des dulce de mani, comme une barre sucrée à base de cacahuètes broyés ou non. Les enfants et Nicolas en raffolent! Léona "Mani, mani!"

Les cafétérias parsèment les villages. Les cubains mangent des pan con jamon y queso le matin en guise de petit déjeuner et au moment du déjeuner. Nous mangeons donc très souvent le midi dans des cafétérias, par contre ni chaise, ni table. A la bonne franquette! A menu dans la plupart des cafétérias des villages, pan con jamon, queso ou pan con tortillas (omelette et non le pain mexicain que nous avons beaucoup mangé au Mexique), pizza con jamon y queso. En gros, jambon, fromage avec ou sans omelette. Et pas toujours varié.

1 pan jamon y queso = 10 cup =  0,40€

Nous décernons les meilleurs pans à la cafétéria en arrivant à Cienfuegos de La Trinidad sur la droite, juste après le croisement, excellent! Le pan avec des tomates et de la salade à Playa Larga en arrivant à gauche, très bon mais un peu cher comparé aux autres cafétérias. Et si vous voulez manger des abats accompagnés de riz brun et haricots noirs pour seulement 12 cup (0,42€), cafétéria à Cortes. Nico, la fine bouche de l'équipe, a même fini tout son plat, et pourtant qu'est-ce-qu'il déteste ça! 😭

Dans les casa particulare, ils proposent le repas du soir, souvent aux alentours de 10 cuc par personne, soit 2ème monnaie cubaine, équivaut à 10€. Nous avons fait peu de casa et refusions le repas du soir ou quand vraiment nous voulions nous délasser un peu, whouhou c'est la fête ce soir, nous prenions deux repas puis divisions en 4. Les portions sont importantes. Souvent, au menu, poulet ou porc avec du riz brun, des tomates, de la salade puis des fruits. Le matin, au petit déjeuner, de offert à 5 cuc par adulte en fonction de la négociation du soir, thé ou café, lait pour les enfants, omelette et fruits. 

Le pain, un mets favori des français. Après le pain de mie des pays anglosaxons, les tortillas mexicaines, le pain cubain sous forme de petits pains ronds comme des brioches ou mi longs...

Des boulangeries sont parfois présentes dans certains villages. Pour avoir du pain à Cuba, il faut attendre la fournée. Parfois à 10h, ou 13h, revenez dans 1h puis dans 1 h, revenez dans 30 minutes. Au moment de la fournée, un bain de foule est présente devant la boulangerie. Facile à repérer! Et là, c'est la cohue. Il faut jouer des coudes pour avoir du pain. Mais souvent, comme les enfants sont là "laissez-là passer, elle a des enfants!" Ou " Donne-moi 15 cup, je vais aller te chercher 3 pains" et tu te retrouves avec du pain dur car la fournée est encore longue à venir... mais tu as du pain 😊

Les plats cubains sont très souvent à base de riz, arroz. Les cubains achètent leur riz par gros paquet de riz de 10-20 kgs ou plus dans des échoppes communautaires. Nous ne pouvions pas acheter du riz ou condiments dans ces épiceries, seulement pour les cubains qui bénéficient de prix très attractifs grâce au gouvernement. Nous avons souvent été étonnés de voir les cubains trier leur riz devant leur maison dans des grands plateaux ou assiettes. Nous savons maintenant pourquoi trier le riz est nécessaire. Le riz est étalé sur les routes pour être séché. Il est ratissé puis ramassé au balai. C'est donc pour cela que nous retrouvons des petits graviers de temps en temps. Oui car nous sommes de mauvais élève et avons parfois fait cuire le riz sans le trier. Quand les enfants ont faim, les estomacs n'attendent pas! Le tri du riz passe à la trappe! Crcrcr, ah un caillou, ça croustille sous la dent, j'ai la fève! 😁

Et le bien le plus précieux, l'eau. L'eau est l'élément qui nous lie les uns et les autres. L'eau est vital et nous en avons besoin. Ce bien crée un espace d'échange, permet de rentrer naturellement en contact avec les gens. Le besoin d'eau révèle l'instinct protecteur et bienveillant des personnes. Souvent lors de notre voyage, les gens se sont arrêtés ou nous ont stoppés après nous avoir dépassés pour nous offrir de l'eau et prendre quelques photos des zouzous en sueur mais tellement heureux de ce cadeau si précieux.

Ici, l'eau potable s'achète chère et n'est pas facile à trouver. Nous avons donc fait le choix de filtrer l'eau trouvée. Nous utilisons enfin notre filtre à eau. Dans les campagnes, l'eau provient des puits. Les cubains la boivent sans la filtrer. Nous en avons bu et n'avons pas été malades. Les enfants, eux, n'ont eu le droit qu'à de l'eau filtrée. Pas de souci à déclarer. Filtrer l'eau, un art. Et tu pompes, pompes, pompes, ce refrain qui te plaît!

Vers Maria La Gorda, par Cortès


Du 16 au 17 janvier 2018 -  Sur la route de Maria La Gorda en passant par Cortès et Las Martinas. La campagne est belle. Quelle émotion de voir le travail de la terre avec des boeufs, charrues et travail de l'homme. Un travail de labeur en harmonie avec le sol. Nous visitons une plantation et fabrique de tabac. Nous posons notre campement aux abords du chemin. Angel et quelques habitants viennent nous voir et Angel nous propose de dormir sur la propriété. "C'est ta propriété?" Angel répond "Ici, rien n'appartient à personne." La possession réduirait-elle l'esprit d'entraide et de générosité? Ils nous invitent à replanter la tente à côté du cochon. Merci mais déplanter et replanter le tout alors que tout est installé nous prendrait plus d'une heure et demi et la nuit arrive... "En tout cas, si vous avez besoin de quoique ce soit, venez me voir." Merci Angel!

Et puis, alors que nous mangeons dans la tente, une voix nous interpelle. La guardia! 

La guardia : "Il va falloir partir. C'est mieux pour votre sécurité". Juliette sort car elle maîtrise mieux l'espagnol.

Juliette : "Merci pour votre aide mais nous allons rester. Les enfants mangent et ils vont aller dormir."

La guardia : " Il faut que vous partiez. Il y a une poste pour mettre votre tente à 2 kms.

Juliette : "Merci c'est gentil. Nous sommes bien ici. Nous allons rester. Les enfants sont fatigués. Nous allons nous coucher et avec la nuit, ce serait dangereux de reprendre la route."

La guardia : "C'est mieux pour vous. Il faut que vous alliez plus loin."

Juliette : "Oui merci de votre aide mais nous sommes bien ici. Nous allons rester."

La guardia capitule : "Bon, d'accord, comme vous voulez. Bonne nuit."

Juliette : "Merci".

Un habitant vient nous voir et nous demande si la guardia nous pose problème. Visiblement, la guardia devrait nous laisser tranquille. Vous ne risquez rien.  "Si elle revient, vous venez à la maison, j'habite juste ici." Merci!

Le lendemain, nous reprenons la route tranquillement après avoir discuter avec Angel qui nous répète que nous sommes les bienvenus si nous repassons par ici et que la prochaine fois, nous planterons la tente à côté de Babe, le gros cochon ;)

Direction Maria La Gorda, par Cortes, la route va nous réserver de sacrés trous!!

Une famille formidable


Soir du 17 et matin du 18 janvier 2018 - Quel bonheur de rencontrer Yilenia et Juan Pablo après une journée de vélo  digne d'un b-cross sur plus de 20 kms de piste caillouteuse! Tout le monde nous dit "et vous passez par là! Aïe, aïe, aïe! Muy malo!" Ah, nous avons compris notre peine. Patience, bonne humeur et acceptation! Nous classons cette route dans le top 3 des routes les plus pourries de notre trip vélo. Mais quelle surprise en arrivant... 

Les enfants grognent après cette longue journée, balottés dans la remorque. Nous décidons de trouver un spot. Un espace d'herbe jalonné de ronces se présente devant une maison. Nous demandons à sa propriétaire si nous pouvons camper devant. Pas de souci, nous nous retrouvons 3 minutes plus tard à planter la tente dans leur jardin, un café à la main sur des chaises de jardin à discuter avec les grands-mères vivant sous le même toit. Yilenia nous invite même à dîner ce soir et nous propose de l'eau chaud pour prendre une douche dans leur salle de bain. Quelle surprise! Quel accueil! Nous n'attendions rien et voilà que cette famille nous accueille comme l'un de leur famille! Cuba! Une grande générosité et sérénité. Nous nous sentons presque comme chez nous. Sophia, la plus grande de leur fille, du même âge que Lucien vient jouer. Les enfants s'adoptent rapidement. Nous mangeons du yuca, légume tropical proche de la pomme de terre présent aussi au Mexique, du poulet avec du riz et des haricots noirs, du picanteria, plat typique cubain. Savoureux! Puis Yilenia et Juan Pablo proposent un verre de lait aux enfants devant la télé et proposent que Juliette dorme à la maison avec les enfants pour éviter d'avoir froid. Nous dormirons dans la tente tous ensemble, notre petit cocon douillé et chaleureux. Merci pour cet accueil!

Fabrique de tabac, Hector Luis


La fabrique de tabac. Nous pédalons dans le triangle d'or pour les cigares haut de gamme : Pinar del Rio, San Luis à San Martinez. Cigare d'excellence pour le savoir faire, le terroir et le climat. Un peu comme un bon vin.

- Plantation de fin octobre à mars sous protection solaire pour obtenir des feuilles plus fines et grandes qui serviront de cape et sous cape du cigare. Les autres plantées dans les champs avec l'ensoleillement direct serviront de tripes.

- Récolte à J+45 des 3 premières feuilles en commençant par le bas. 5 jours plus tard, récolte 2 par 2.

- Séchage. 250 feuilles par tige sont enfilés avec une aiguille dans la nervure. Seul ce travail est attribué aux femmes, considérées plus délicates et minutieuses. Une femme expérimentée peut faire jusqu'à 75 tiges par jour avec 250 feuilles par tige!

- Après séchage, ils font des balles de plants. Fermentation sous bâche. Avec l'humidité, les plants redeviennent souples.

- Le cigare est roulé par moitié de la feuille pour la cape. Le rouleur commence par la demi feuille à rouler à gauhe puis roule à droite. Il doit être ambidextre.

- La fabrique vend 90% de la production à l'état, le reste pour sa propre consommation ou vente sans bague. Les bagues, "marques", appartiennent à l'état.

Baie de la Péninsula de Guanahacabibes


Du 18 au 19 janvier 2018 - Nous nous réapprovisionnons dans le petit village volubile de Manuel Lazo avant de bifurquer vers la pointe. Contre toute attente, nous trouvons des galetas, du pain, des saucisses en boîte, des céréales, des yaourts, du nougat, du pâté. Il ne faut pas être regardant sur la qualité des produits mais nous trouvons bien plus que ce que nous pensions!

Sur la route, nous faisons une pause pique-nique et profitons d'étendre le linge nettoyé ce matin dans le bac d'Yilenia. Bruno et Caroline, nos amis cyclo québécois font leur apparition quelques minutes plus tard. Vous ici, chouette! Nous nous retrouverons un peu plus tard dans l'après-midi et longerons ensemble la baie jusqu'à Maria La Gorda où nous trinquerons de bon coeur.

A la tombée de la nuit, Bruno et Caroline nous quitteront pour retrouver leur casa et nous nous installerons notre campement sur les bords de la baie accompagné d'un vent fort. Un petit bivouac pour 2 jours. Le lendemain, jeu de plage et moment koh lanta, partagé avec ces satanées de sandflys, grgrgr :)

Vers Grande Lagune


20 janvier 2018 - Vers Grande Lagune où nous campons le long de la route. Pas mal de passage mais cela fera l'affaire... Le lendemain matin, une calèche propose aux enfants de faire un tour. Ils sont ravis! La matinée est pluvieuse. Une voiture s'arrête et le passager nous tend chacun une cuisse de poulet tout juste grillée. Oh merci! Elles ne feront pas long feu. Miam miam! Sous ces conditions, ces petits plaisirs se transforment en grand bonheur de la journée!

Nous arrivons à Grande Laguna. Nous repérons un bon spot pour bivouaquer. Un camping est au bout du chemin où il propose des cabanas, sorte de maisonnette. Une bonne douche nous ferait du bien. Nous leur demandons le prix et sur un malentendu Juliette comprend 20 cuc pour nous 4 avec le petit déjeuner. Au moment de payer, ils nous demandent 40 cuc. Ah excusez-nous  mais nous n'allons finalement pas rester, trop cher pour nous. Ils nous regardent, Juliette les regarde désolée. Finalement, ils acceptent à 20 cuc la nuit avec pdj. Cool!

Aujourd'hui, jour de chance 😁

Punta Colorada, un bout de Cuba


21 janvier 2018 - Nous partons à vide vers playa Colorada. Nous voulons faire un remake mexicain de Las Coloradas...sans la version diarrhée. Belle plage en solitaire! Petite crevaison avant de retourner au camping. Nous prenons la route pour Viñales par la route côtière.

Sur la route de Viñales, route côtière


Du 21 au 24 janvier 2018 - Les routes cubaines sont toujours aussi parfaites 🙃 et pleines de surprises. Nous sommes dans la campagne et longeons de loin la côte. Nous croisons de nombreux habitants, petits et grands, à cheval cavalant à cru leur monture. Cuba, le pays du cheval. Nous bivouaquons dans les pinèdes. Nous nous croyons un instant dans Les Landes. Nous reprenons notre chemin avec peu d'eau. Nouvelle crevaison au petit matin. Argh! Aujourd'hui, le soleil est intense. Ils nous chauffent. Les enfants ont soif. Pause sous un abris de fortune où nous en profitons pour filtrer de l'eau. L'eau va nous manquer. Nous devons absolument arriver à Santa Lucia où nous pourrons demander de l'eau. Ici, peu de maisons, beaucoup de poussière sur la route. Nous décidons de nous arrêter pour faire une pause pique-nique. Et comme la vie est bien faite, nous rencontrons Didier, François et leurs compagnes, retraités, de la région toulousaine, en visite à Cuba en voiture. Ils se sont trompés de route. Ils s'arrêtent et nous échangeons quelques mots. Ils nous proposent gentillement de l'eau. Oui merci!! Ça tombe à pic.

Arrivés à Santa Lucia couverts de poussière, nous décidons de prendre une casa particulare pour la nuit. 

De Santa Lucia à Viñales


25 janvier 2018 - Cuba et sa montagne! Allez hop hop hop, 50 kms de montagne qui monte à pic pour enfin arriver et pédaler à travers les mogotes de Viñales, patrimoine mondial de l'Unesco.

Viñales, l'incontournable


Du 25 au 27 janvier 2018 - Repos, sieste, discussion avec Zaila notre hôte, balade à vélo, très belle vue d'en haut de la colline. Merci Didier et François pour le bon plan "vue surplombant Viñales". Car nous avons recroisé Didier et François, nos sauveteurs toulousains en eau, au petit supermarché de Viñales en train d'acheter du rhum , euh pardon des bouteilles d'eau 😉 pour la suite de leur voyage. Et oui, l'eau potable se fait rare sur l'île. En tout cas,  merci à eux car la vue d'en haut est juste magnifique! Pour nous, l'une des plus belles vues de Cuba.
Avec Zaila, notre hôte au grand coeur, nous aimons discuter entre filles et nous rigolons de bon coeur sur nos vies de femmes et le dur travail qu'est parfois celui de maman. Elle a deux enfants du même âge que Lucien et Léona. La maternité/parentalité, un sujet universel.

Viñales - Trinidad, 10h de bus, check


28 janvier 2018 - Lever 5h du matin car nous prenons le bus à 7h pour La Trinidad. Seulement 10h de bus nous attendent. Les enfants sont contents et tout excités. Ça risque d'être folklo! 🤣 Et contre toute attente, les enfants ont été étonnamment extrêmement sages. Ah les enfants sont déroutants!  Ils adorent faire mentir leurs parents! 😚

La Trinidad, la belle


Du 27 au 28 janvier 2018 - Trinidad, la belle. Vieille ville coloniale historique pavée classée au patrimoine mondiale Unesco. Nous participons aux festivités  en l'honneur des 165 ans de la naissance de José Martí, héros national cubain. Son portrait est érigé dans tous les villages et écoles sous forme de statue. Mais qui est cet homme que nous avons croisé tant de fois sans savoir qui était-il?!
José Martí est un homme politique, philosophe, penseur, journaliste et poète cubain. Il est le fondateur du Parti révolutionnaire cubain. Il est considéré à Cuba comme un héros national, le plus grand martyr et l'apôtre de la lutte pour l'indépendance. Le régime communiste mis en place par Fidel Castro se réclame officiellement de sa pensée. Après Rubén Darío, il est un des représentants les plus célèbres du mouvement moderniste. Célèbre et honoré dans son pays, connu dans les milieux progressistes et littéraires de l'Amérique latine au même titre que Bolivar, Sucre, ou Miranda, il demeure peu connu ailleurs.

Nous rencontrons au parc principal un français retraité en voyage organisé fuyant un peu son groupe pour quelques heures avec qui nous discutons randonnée et traversée de bateau de Marseille pour la suite de notre périple et une famille nomade Aurélie, Stéphane et Maïa 12 mois. Nous discutons de nos voyages respectifs, du Mexique, ils y partent dans quelques jours, du voyage à vélo qu'ils ont pratiqués en couple, des ravitaillements en nourriture et eau un peu compliqués à Cuba, est-ce la même au Mexique, et les couches, les siestes, la vie de jeunes parents quoi! Nous prenons la même direction mais eux voyagent en bus. Nos routes se recroiseront-t-elles?

Vélo vers La Boca, belle baie aux plages de sable fin et aux berges de corail. Pause baignade et cafétéria où nous rencontrons Pierre, la cinquantaine, vivant à moitié temps en Grèce. Vous risquez d'avoir froid et pas mal de pluie en Grèce à cette période! Ouille ouille ouille. La pluie et du mauvais temps 😣 Non, non! Restons positifs et amenons dans nos sacoches du soleil à gogo!!

En selle pour Cienfuegos


Du 29 au 31 janvier 2018 - En route pour Cienfuegos. Nous parcourons la côte sous une chaleur intense. Pause déjeuner et découverte des anongs, fruit suave cubain, donnés par un paysan. Nous traversons des villages où des habitants nous interpellent pour leur donner des vêtements, du savon... Nous leur donnons quelques vêtements et du savon, le peu de choses que nous avons et qui semblent leur faire grand plaisir au vue des visages et sourires spontanés. 

Nous nous arrêtons près d'une porcherie où Jesus nous propose l'eau d'une citerne et un seau pour prendre notre douche du soir. Ce n'est pas la première fois que les cubains nous amènent de l'eau à notre campement avec un seau d'eau chaude réchauffée au feu de bois ou résistance et un seau d'eau froide. La méthode à l'ancienne est pour eux leur quotidien. Quel confort une bonne douche! Merci Jesus. Au petit matin, il nous amène le café et nous invite à prendre notre temps. C'est sympa Jesus mais l'ambiance zigouillage des cochons ne nous donnent pas envie de traîner sous les duvets ou dans les parages. La grasse mat' se sera pour une autre fois ;) Huïïïïïïï 🐖

Cienfuegos et pause visa


Du 31 janvier au 03 février 2018 - Sur la route de Cienfuegos, nous rencontrons Charles qui nous confirme que le visa pour Cuba est de 30 jours avec possibilité de renouvellement de 30 jours. Nous devons nous rendre au service d'immigration au risque de ne pas sortir du territoire, ne pas pouvoir y revenir ou même prison... Gloups, nous n'allons peut-être pas tenter le diable même si cela s'est joué à pile ou face. Donc à Cienfuegos, ce sera balades, repos, promenade en calèche pour faire un tour de la ville et surtout faire plaisir aux enfants, visite de palais et des hauteurs de la ville, visite du castillo de jagua avec une traversée en bateau, coupe de cheveux et tout ce qui s'y apparente.

Visa cubain, le parcours du combattant


Nous avons découvert Cuba et son administration. Une nouvelle belle expérience. Nous avions hésité à nous rendre à La Havane sans notre extension de visa et puis on s'est dit qu'il fallait mieux prendre quelques jours et éviter de se faire flipper tout seul. Donc nous avons trouvé toutes les pièces, timbres fiscaux "cellos" dans la bonne banque sans trop de queue pour une fois, impression des billets d'avion et des justificatifs d'assurances voyage, passeports et lever à 6h et attente de Juliette. Et nous avons obtenu nos extensions de visas!! Allez, c'est reparti. Nous avons un avion à prendre dans quelques jours.

Vers La baie des cochons


03 février 2018 - Nous prenons la route avec un fort vent de face. Pas mal de trafic puis une route un peu monotone avec peu de végétation et beaucoup de marécage. Les terres sont moins agricoles que la péninsule de Pinar del Rio! Nous nous arrêtons avant d'arriver à Giron et nous voulons nous installer près d'une maison. Ses habitants nous invitent à planter la tente dans leur jardin, déblaie le jardin pour notre confort, nous aident à monter la tente et découvrent notre habitat, nous présentent leur jardin, nous cuisinent du yuca et nous invitent à prendre les 2 chaises de la maison pour manger ensemble. Quelle richesse! Les cubains nous nourrissent par leur fraternité, bonté et bienveillance! Un très bel exemple de fraternité. Nous vous souhaitons le meilleur. Vous êtes formidables!

Girón et la baie des cochons


04 février 2018 - Le musée de Girón et ses images chocs pour les enfants. Juliette et les enfants sortiront après seulement 5 minutes de visite car Lucien se retrouve devant certaines images et nous expriment une très grande tristesse face à ce tableau de bataille, de combats et de blessés. La puissance des images! Nous réalisons que Lucien a conscience du monde, ressent une grande empathie face aux images et découvre maladroitement les ombres obscurs de notre monde... Oups boulette de la part de papa et maman. Et maintenant il va falloir répondre sereinement et avec le plus de tact possible à une horde de questions. Allons nous changer les idées à la plage! Youhou!

Pique-nique, vélo, pneu déchiré (heureusement, nous avions prévu le coup et avions acheté un pneu au Mexique avant de venir), baignade, jeu dans les arbres, cuisine au bord de la baie, coucher de soleil partagé avec les sandflys! 

Rencontres sur la route de Playa Larga


05 février 2018 - Magnifique baignade matinale dans l'eau limpide de la baie des cochons. Après rouler une matinée sous une grosse chaleur, nous ferons une pause sur un palmier près d'une cafétéria qui sert des pan délicieux avec des tomates. Nous retrouverons Aurélie, Stéphane et leur fille Maya. Nous reprenons la route et croisons plusieurs cyclos américain et canadien, Kristel et ses sacoches fabriquées maison. Le fun! Nous nous arrêterons dans le champ d'une finca et rencontrerons Elisa qui nous invitera à replanter la tente chez elle. Le travail étant déjà fait, elle nous donnera de l'eau et nous offrira du café. "Nous ne sommes pas du même pays, mais nous sommes tous frères. Si vous avez besoin de quoique ce soit, venez me voir." Merci Elisa!

La Havane, J-3


Du 06 au 07 février 2018 - Sur la route, dernière ligne droite! Nous profitons de nos derniers bivouacs cubains.

Et la surprise de taille... 10 000 kms!


07 février 2018 - Et voici notre surprise de taille... et bien non, Juliette n'est pas enceinte. Nicolas s'est déjà coupé la barbe. Nous venons juste de passer nos 10 000 kms! Tadin! On l'a fait les doigts dans le nez!! Easy ride 🤣

La Havane, nous voilà


08 février 2018 - Derniers coups de pédales avant notre retour à La Havane. Petit pincement au coeur ce matin, dernier bivouac dans cette zone du globe. Prochaine étape, l'Europe! Un drôle de sentiment envahit Juliette, comme si c'était la dernière fois pour ce voyage qu'elle fait sa routine du matin, balayer et fermer la tente... 😏

La Havane, le retour


Du 08 au 11 février 2018 - Farniente, balades et visites de La Havane. Malecon, vieille ville, place de la cathédrale.

Demain le départ, nous fêtons ça jusqu'à la dernière goutte de jus de fruit et d'Habana Cloub et nous vous offrons notre plus beau portrait de famille 😊 on a tout donner! Nous sommes prêts pour le départ. Hasta luego!